Mei Lanfang, une vie à l’Opéra de Pékin, Tome 4, Lin Ying

On approche de la fin de cette série, puisque voici le tome 4 d’un série de 5 tomes. Après un tome 3 un peu en dessous des autres, voici arriver le tome qui fait redécoller l’intérêt de la série !

On avance encore chronologiquement dans la vie de Mei Lanfang, sa réputation n’est absolument plus à faire en Chine, où il est devenu l’un des acteurs les plus renommés du pays. Afin poursuivre le rêve de son ami et ancien conseiller M.Qi, il décide de faire une tournée au États-Unis, et c’est là-dessus que débute ce quatrième tome. Au cas où je n’ai pas été assez clair jusque là (mais j’en doute ^^), je rappelle que cette série est une histoire vraie, à part quelques personnages secondaires rajoutés par l’autrice (qui à l’honnêteté de dire dans ses postfaces ce qu’elle modifie par rapport à la réalité), sinon, tout est vrai. Y-compris la tournée aux US de Mei Lanfang. Sa tournée sera un grand succès, et il se fera même quelques amis très connus sur place, dont Charlie Chaplin, qu’il rencontra à Hollywood.

A Gauche, photo historique de la rencontre de Mei Lanfang avec Charlie Chaplin à Hollywood en 1930. A droite, la scène dans le Manhua. Sur chaque image, on retrouve Charlie Chaplin à droite et Mei Lanfang à gauche.

Mei Lanfang revient des États-Unis avec la satisfaction d’avoir fait connaitre l’Opéra de Pékin en Amérique du nord. Mais après quelques années, le Japon envahit la Chine. Les artistes d’opéra sont réquisitionnés par l’armée Japonaise pour les divertir. Mei Lanfang refusant de travailler pour l’envahisseur Japonais fuit à Hong-Kong, qui ne tardera pas à tomber également aux mains des japonais. Ne pouvant plus travailler en tant qu’acteur, à moins de le faire pour les soldats japonais (chose que feront certains acteurs de l’époque), mais ayant à nourrir sa famille, il gagne de l’argent en peignant des toiles qu’il vend. En 1945, l’empire japonais capitule, et Mei Lanfang, âgé de 49 ans, peut enfin remonter sur scène.

Peinture Made in Mei Lanfang. Sorry pour la faible qualité, mais ses peintures sont difficilement trouvables sur le net.

Le scenario rattrape celui du tome précédent, j’ai beaucoup aimé suivre Mei Lanfang dans ses péripéties, tout en raccordant son histoire personnelle à celle du pays. Comme dans les autres tomes, les décors et costumes sont magnifiques et fidèles aux modèles de l’époque et les personnages secondaires sont vraiment très intéressants à suivre à mesure qu’ils évoluent autour de Mei Lanfang. Toujours très satisfait de cette série ! Je tiens à dire que les évènements se succèdent vite dans ce tome particulièrement puisqu’il se déroule sur 15 ans (1930-1945), mais que ça ne pose pas de soucis à la lecture, le rythme étant bien dosé et les action n’étant pas précipitées. Évidemment, si Lin Ying l’avait voulu, elle aurait pu faire facilement une série beaucoup plus longue en détaillant plus les évènements plus mineurs de la vie de Mei Lanfang, mais ce manhua est vraiment très bien réussi dans sa forme actuelle !

Une fois de plus, je réitère mes recommandations pour cette série que j’aime énormément ! J’ai hâte de découvrir le dernier tome qui, j’imagine, devrait se passer de la prise de pouvoir par le PCC jusqu’à la mort de Mei Lanfang. A bientôt pour la suite et fin de Mei Lanfang avec le tome 5 !