Les Fils de Wang Lung – Pearl Buck

Les fils de Wang Lung est le deuxième tome de la trilogie de Pearl Buck nommé “La Terre Chinoise”. (Oui, je parle du tome 2 avant le 1, les tomes étant indépendants les uns des autres, j’espère que ça ne vous pose pas de problème aux plus organisés d’entre vous. ^^) J’ai lu les livres de Pearl Buck il y a un long moment maintenant, et si je parle particulièrement de celui-ci, c’est parce c’est celui qui m’a le plus marqué parmi la bibliographie de Pearl Buck (rien que ça, et j’en ai lu pas mal ! ^^).

Les fils de Wang Lung est l’histoire des fils de Wang Lung du cadet de Wang Lung (Il y avait un piège ! ^^), nommé Wang le troisième ou Wang le Tigre. Ce roman commence sur la mort de Wang Lung, et sur le partage de l’héritage entre ses trois fils. Avec cet héritage, chacun des trois va avoir une ambition bien différente : L’ainé va garder la terre de son père et devenir propriétaire terrien, le deuxième va utiliser l’argent de son héritage afin d’acheter des produits et devenir marchand, et le troisième, (celui qui nous intéresse), va devenir seigneur de guerre. Je précise que le récit n’est pas daté, mais il a été publié pour la première fois en 1935, soit pendant la période post-impériale, où le pays était divisé entre différents seigneurs de guerre officieux, qui se battaient entre eux afin d’accroitre leurs territoires. Le roman de Pearl Buck suit donc un de ces seigneur de guerre (fictif).

Les fils de Wang Lung présente pour moi plusieurs intérêts : il est tout d’abord très intéressant concernant la période souvent méconnue du XXème siècle chinois que sont les années 20 et 30, mais je dois rappeler que j’ai lu ce roman vraiment jeune, et bien qu’il parle beaucoup de la guerre, il est suffisamment bien écrit pour être lu par n’importe qui. Et justement, à l’époque, l’épopée de cet homme, qui part de rien et finit par conquérir des provinces avait vraiment marqué mon imagination de petit garçon.

J’ai lu ce roman deux fois : une fois assez jeune, comme je l’ai dit, à un moment où le monde chinois ne faisait pas vraiment partie de mes préoccupations ; et une fois plus récemment, il y a quelques années, alors que la Chine était devenue une de mes passions et que je voulais vérifier que ce livre était vraiment aussi bien que dans mes souvenirs. Je n’ai pas été déçu, j’y ai même trouvé plus d’intérêt : le coté épopée y était toujours, mais j’y ai trouvé en plus la dimension historique.

Chose que j’avais trouvée également très intéressante lors de mes lectures, c’est de voir comment est considéré chaque parcours de vie par les autres : dans la Chine ancienne et jusqu’à très récemment, il était moins bien vu d’être marchand que paysan ou artisan par exemple. Le marchand est une des seules professions qui ne produit absolument rien : il achète et revend le même produit, sans le transformer, alors qu’un propriétaire terrien possède au moins la terre sur laquelle il peut faire pousser ses récoltes (même dans le cas où il ne travaille pas lui-même sa terre ^^ ).

En bref, ce livre est probablement une des œuvres qui m’a amené à aimer la Chine. Du coup mon regard est probablement un peu faussé par la nostalgie. N’hésitez pas à me dire si vous y avez trouvé des défauts (Ou si comme moi vous êtes à fond ! ^^). Un gros coup de cœur pour moi !